Mercredi 16 avril 2008

 

 

 

 



Aujourd’hui, les fleurs se sont déclarées la guerre

Pour élire la plus belle des reines éphémères

Elles se chamaillent et sont en plein émoi

Pour savoir qui deviendra la favorite du Roi.

 

Elles vont parader chacune tour

Revêtue de leurs plus beaux atours

Aujourd’hui c’est le jour du grand concours

Alors pas question de rater son tour.

 

 

 

 








L’humble marguerite qui se croit la plus belle

 

Rivalise avec la fleur amoureuse du soleil

 










La rose flamboyante dans sa robe de désir ardent  

Jalouse l’orchidée mystérieuse venue de l’Orient.

 

 

 







L’anémone née par amour de la blessure d’Adonis
Concourre avec la belle égoïste de narcisse
 

Mais ses pétales plus légères que le souffle du vent

Nous empêchent d’en jouir  plus longtemps.

 

 

 




 






Le lotus qui en sa corolle a vu naître le soleil
 

Offre au monde son blanc bouton à la pureté originelle

Tandis que le timide bleuet n’ose avouer son amour
Devant les  si séduisantes  jonquilles
aux  yeux de velours.

 

 

Comment choisir quand tant de beauté la vue ensorcelle ?

Rouge ardent, Rose serment, Blanche qui soupire

Chacune tour à tour exhale sa beauté et son désir

Troublé par tant de beauté  le Roi décide de toutes les nommer  Reines

Ainsi au royaume enchanté des fleurs la paix est revenue.

 

 
par françoise publié dans : Récolte 2008 communauté : Poésie française
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Samedi 12 avril 2008

 

 

 

 

 

 

 

























Chaque chose en son temps disait-on avant

Laissons le temps au temps disait le proverbe d'antan

Sauf que aujourd’hui il y a état d’urgence

Si on ne veut pas mourir de notre indifférence

Et ne pas être dépassé par notre ingérence.

 

Envers la terre on a aujourd’hui une grosse dette

Parce qu’on l’a bien torturée notre petite planète

On a oublié d’en prendre soin et de lui rendre hommage

On l’a malmenée en lui faisant subir de gros dommages

Et maintenant  il est trop tard pour effacer les outrages.

 

Aujourd’hui le compte à rebours a commencé

Et le glas de notre espérance de vie s’est mis à sonner

Les hommes ne peuvent plus ses appels ignorer

Quand par son danger nous sommes tous menacés

En ce nouveau siècle cette urgence on ne pourra oublier.

 

Les forêts toujours les jours plus sont menacées

On le sait mais on a trop tendance à l’oublier

Les arbres sont aussi le poumon des hommes

Et quoi de plus important que l’avenir de nos mômes

Qui ont besoin d’elle pour devenir des hommes.

 

On a oublié comme une amante de la choyer

On a cru qu’on pouvait tout lui infliger

Mais attention de ne pas laisser le vase déborder

Car on le voit vite quand la planète se met en colère

Et quand elle transforme les rivières en cimetières.

 

C'est pour nous dire  de continuer à l’aimer et de la protéger

En ce siècle qui est pour elle la source de tous les dangers

On devrait panser ses vilaines blessures ensanglantées

Et ne pas continuer dans le cœur un couteau de lui enfoncer

Quand elle reste pour tous notre sein nourricier.

 

 

On sait de mieux en mieux guérir les hommes

On sait soigner les plantes et même faire des clones

On sait alléger des hommes presque tous les malheurs

Mais  si on ne fait rien pour préserver notre terre

Notre planète deviendra bientôt un  triste désert.

 

 

 

 

par françoise publié dans : Récolte 2008 communauté : Les Enfants des Muses
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Dimanche 6 avril 2008

 

 

 

 

              L’arc-en-ciel

 

 

Regarde cette magie envahir soudain le ciel

Tu as vu comme ses couleurs sont pures et belles

Elles jouent et dansent allègrement dans le soleil

Illuminant le firmament de ses flèches vermeilles

Qui glissent à travers les nuages comme une goutte de miel.

 

Jeune lumière fragile qui virevolte

A l’aube de cette  féerie souveraine

Une lueur encore toute pâlichone

Née de l’union de la pluie et du soleil

Entre les nuages qui s’amoncellent.

 

Orange chatoyant  du soleil à qui il chante louange

Rappelant l’auréole dorée d’un archange

Annonceant du rouge et du jaune les vendanges

Noyant de sa douceur chaque aurore

Gage de lumière, d’amour et d’offrande

En poudre d’or toutes les couleurs il agrémente.

 

Regarde comme toutes ses teintes bougent

Ondulant sous les rayons de l’astre rouge

Une danse douce comme la volupté du velours

Gorgé des couleurs irisées de l’amour

Entre les chaudes couleurs du lever du jour.

 

Ravi d’être du rouge et du bleu le mélange

On dit que les teintes  chaudes et froides il indispose

Sur la gamme des couleurs il paraît  en effet une pause

Et au milieu de toutes ces couleurs il est en fait  un virtuose.

 

Vert apparu juste après le gris de l’hiver

Emblème et espoir vivant de notre terre

Rappelle-nous les couleurs de l’univers

Toi qui évoque aussi  les dangers de notre ère.

 

Voilà donc cette  couleur née pour enchanter

Indice de beaux et bien doux secrets

Où la lumière bleutée produit son  plus sensuel reflet

La douce mélodie d’une chanson murmurée

Entre le ciel et la terre par la pluie exaltée

Tendre petit rayon au parfum de serpolet.

 

 

Ballotté par les autres et souvent chahuté

Le voici le petit dernier de ses aînés un rien envieux

Encore que même cadet il se révèle bien astucieux

Un rien aussi audacieux quand  il demande pourquoi il pleut.

 

Regarde encore cette féerie magicienne

Qui illumine encore un instant ce rayon de soleil

Laisse encore sa beauté inonder un peu  le ciel

Et regarde ses couleurs s’estomper dans   le soleil

Ce n’est pas beau un arc-en-ciel ?

 

par françoise publié dans : Récolte 2008 communauté : la poésie
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Mardi 1 avril 2008

Aujourd'hui je vais vous parler d'amour parce que j'aime l'amour qui est un sujet intarrisable et la plus belle et la plus fidèle des muses depuis la nuit des temps et ma préférée!
Sur elle j'ai bati ma vie, pour elle je l'ai risquée mais jamais je ne l'abandonnerai
J'aime aussi Baudelaire pour la beauté de ses textes, de ses mots alors ce soir je vais vous dire un poème de lui que j'illustrerai d'un collage et lui répondre en poème


                      La beauté                                                                                               

 Je suis belle , oh mortels ! comme un rêve de pierre,
Et  en mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui dépassse les lignes,
Et jamais je ne pleure et  je ne ris.

Les poètes devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter au plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes les choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles.

                                             Charles Baudelaire

                                                                                                                       illustration fransua

                                                                                                                   

La petite voleuse                                               

 Parfois on voudrait mentir pour survivre
Et continuer de rire pour ne pas souffrir
 
Simplement vivre pour ne pas mourir

 
Et continuer d’aimer pour ne pas fuir.

 
 
On essaie alors  de croire que c’est pour rire
On espère que la vie va de nouveau nous sourire
Et on rêve dans ses bras  encore de se blottir

Quand   par la vérité on se laisse meurtrir.


 Se mentir en croyant vouloir vivre
I l faut oser avouer de se le dire
Et croire qu’on peut aimer pour rire
Est la plus belle vérité du verbe mentir.

                                                                                                              illustration fransua
         Fransua 

 

 

 

 

 

 

 

 
par françoise publié dans : articles communauté : Poésie française
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Vendredi 21 mars 2008


Merci pour tous les petits messages que vous m'avez laissé. Je voudrai dire à "f.m.r" dont je n'arrive pas à trouver le blog que toute poésie est belle quand elle sort de notre coeur et reflète notre âme et elle n'est pas plus petite que quiconque
.

Bien sûr que les poèmes sont les reflets de nous-mêmes, de nos angoisses, de nos peurs  et de nos pleurs mais aussi de toutes les belles choses de la vie comme l'amour et  la joie de vivre et quelle est la plus belle manière de les exprimer sinon en poèmes ?

Quelle plus belle liberté d'expression que la poésie ? En elle tout est permis, on peut tout lui dire car les mots sont merveilleux, ils acceptent tout de nous et même quand on les maltraite ils ne se rebellent pas et quand on les aime et qu'on les mélange avec volupté, alors quel bonheur de voir un poème réussi se coucher sur le papier et pouvoir le relire et redécouvrir la magie de ses mots!

J'aime les mots et même plus je les adore et ils me le rendent bien !

J'aimerai  à cette occasion mettre en valeur ce poème


SACRE POETE
 
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Son seul désir était que les hommes existent
Mais peut être appartenons-nous
Seulement à l’imaginaire
Du poète qui nous a inventé
Pour que nous puissions exister.
 
 
 
Mais lui il faisait ce qu’il écrivait
Et il continuait de rêver
Pour que les autres puissent faire
Ce qu’il savourait à imaginer.
 
 
 
Il croyait qu’il écrivait
Pour comprendre le monde
Mais quand sa vérité a éclaté
Il n’a pas pu le supporter.
 
 
 
Sa plus grande fierté est l’incohérence
La liberté des mots sa plus belle revanche
Il sera aimé pour un poème de soleil
Qui s’étire pareil au feu qui se réveille.
 
 
 
Rien n’est plus beau que rêver
C’est pour cela que son horizon s’appelle liberté
Rien n’est plus beau que la vie
C’est pour cela qu’en nous ’il croit
Et aussi qu’il écrit.

 
                                                                  Fransua




Bon Week-end à tous et à toutes




                                                                                                                  Fransua
par françoise publié dans : articles
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Vendredi 14 mars 2008

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Voyage

On ne va jamais aussi loin

Que lorsqu'on ne sait pas

Où l'on va.
 

                                                                                

par françoise publié dans : les couleurs de la chaleur
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Vendredi 14 mars 2008
 
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TERRE NOUVELLE
 
Tu erres sur cette terre
Pour toi encore étrangère
Tu écoutes la chanson de naguère
Portée par les vents de cette mer.
 
Ce n’est pas une terre d’accueil
Ce n’est pas une terre d’exil
C’est seulement une terre nouvelle
Qui te fascine pour être belle.
 
En toi comme en elle
Se marient pluie et soleil
Sa chanson t’est si belle
Que tu te noies en elle.
 
Tes yeux avides de bonheur
T’ont fait pénétrer dans son cœur
Des hommes tu oublies les malheurs
Quand pour toi elle se révèle sœur.
 
En elle ton corps se révèle femme
A elle s’est ouvert le portail de ton âme
Ton corps accouche de cette joie nouvelle
Quand pour toi l’ailleurs s’arrête en elle.
 
Compagne et amie
Amante et mère
Voilà ce qu’est
Cette terre nouvelle.

                          
  (Iles Canaries)
 
 
par françoise publié dans : les couleurs de la chaleur
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Vendredi 14 mars 2008

                   



 
EL CEDRO undefined
                                 (3ème prix de la nature A.E.L.A) 

 

  Une odeur douce d’été

La saveur d’un bonbon miellé

Un parfum de souvenir salé

Une senteur fraîche et sucrée.

 

Une montagne de cèdres

Où jaillissent les rivières

Un volcan de naguère

Où les hommes restent fiers.

 

Ta terre est une merveille

Aucun de tes recoins n’est pareil

En toi les richesses sommeillent

Et les hommes sans cesse émerveillent.

 

Au creux de tes flancs escarpés

On entend les cascades couler

Partout résonne ta beauté

Les oiseaux ne cessent de la chanter.

 

On t’appelle la montagne ensorcelée

Que le soleil et les nuages doivent se partager

Ile par les Dieux tourmentée

La terre des Guanches on dit que tu es.

                                                                                              (El cedro
                                                                                                La Gomera)
                                                                            

par françoise publié dans : les couleurs de la chaleur
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Vendredi 14 mars 2008

 

LA BALLADE MARINE

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La mer gronde dans le vent

Elle n’existe pas dans le temps

Ses vagues se dressent en 

chantant

Pour venir mourir sur le sable brûlant.


Déjà une autre s’élevant

Toujours perpétuant le mouvement

Ronde éternelle de l’énergie naissant

Qui n’existe que dans le vent.


Ta chanson est un éternel présent

De la vie un cadeau vivant

Un embrun à l’enivrant parfum

Qui rappelle le goût d’un sein.


La nature est éternelle

Son énergie lui vient du ciel

En elle brille une étoile nouvelle

Qui de nouveau vers elle m’appelle.

                                                             (Guïguï,Gran Canaria)
                                                               

par françoise publié dans : les couleurs de la chaleur
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Vendredi 14 mars 2008

 


                                                       PRINTEMPS 100_0262.JPG
(4ème prix de la nature A.E.L.A)


Terre ancienne ressortie de 

l’oubli

Enfin tu te déshabilles et 

t’adoucis

Ici tu commences à refléter la vie

Quand dans tes vallons se cachent des nids.


Au milieu des couleurs de vie

A disparu le noir de la terre meurtrie

Sous les étoiles de la nuit

Eclate cette toile de vie.


A tes oreilles murmure le vent

Porté par une mer d’argent

Ses reflets sont si étincelants

Qu’en toi entre la vie en chantant.


Dans ses rayons d’or et d’argent

Se fond une mer de nuages blancs

Tu regardes, tu vois et tu entends

Le cœur de chaque être vivant.


Chaque jour est un nouvel amant

Que t’amène la musique du vent

Dans son silence comme dans ses cris

Il te dit que chaque instant se vit. 


                                                 (El Pinar, Hierro)
 
                                                 

par françoise publié dans : les couleurs de la chaleur
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