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je crois que c'est un service que nous devrions nous rendre car il ne suffit pas d'adhérer à ce genre de publicité mais il faut aussi des clics
Pense-y et les autres y penseront
Par une belle journée au parfum de printemps, je me suis promenée dans la baie du Mont Saint Michel. J’ai revisité cet endroit magnifique et je me suis laissée transporter par la magie de l’histoire de l’Archange et par toutes l’histoire de la construction du mont qui s’étend sur des siècles !
Tout est magie dans cet endroit, les musées qui racontent son histoire, les rues, les petits jardins, les remparts et la découverte de la Merveille ! Ce nom lui sied à ravir car tant de beauté élevée à la grâce de Dieu est un bijou architectural et un prodige !
Comme un ange égaré sur la terre
Dans les faux pas mon chemin dévie
Je deviens fou, le monde est pervers
Contre le sort je m’en vais en guerre
Sur mon destin les pleurs je prédis
Comme un ange égaré sur la terre
Pour oublier, mon cœur je lacère
Devant l’autel j’immole ma vie
Je deviens fou, le monde est pervers
Mon avenir enchaîné aux fers
Je m’effondre et meurs dans un taudis
Comme un ange égaré sur la terre
S’ouvrent soudain les portes de fer
Les feux follets éclairent ma nuit
Je deviens fou, le monde est pervers
De mon sang j’ai signé pour l’enfer
Le glas maudit sonne sur ma vie
Comme un ange égaré sur la terre
Je deviens fou, le monde est pervers
Ce soir, je voulais parler à un ange
Sur ma vie, la nuit embrasse le jour
Vague à l’âme chante le troubadour
Bienvenue au royaume des Alfanges
Tout est devenu soudain si étrange
Le glas a sonné le deuil de l’amour
Ce soir, je voulais parler à un ange
Sur ma vie, la nuit embrasse le jour
Quand j’ai reçu de la mort cet archange
Il a enclenché le compte à rebours
Le mal atteint son point de non retour
En mal de vivre, le bonheur il change
Ce soir, je voulais parler à un ange
De gardien à déchu, j’ai perdu au change !
La vie ne vaut rien
Tapent aux carreaux les chagrins
Qui reviennent comme un refrain
Au triste son des tambourins
Annonçant de ta vie, la fin
Danse la mort sur le filin
La vie est un leurre
Tu regardes tous ces malheurs
Ces guerres et le monde en pleurs
Comme est trompeur ce faux bonheur
Résonnent les doutes et peurs
Coule en toi un sang de frayeur
C’est cela la vie ?
Quand chantent à tous les vents
Larmes et cris de tes tourments
Où sont partis les jeux charmants
Qui ravissaient ton cœur d’enfant
Quand tu dansais innocemment
Soudain une nuit
A l’ombre des peurs alanguies
Quand s’endormaient tous les soucis
Un baiser sur ton cœur meurtri
A réveillé en toi l’envie
De croire encore en la vie
Ce matin le soleil luit
Au diable la mélancolie
Dans ton regard a rejailli
Le petit grain de ta folie
Enfin renaît, cette alchimie
Rien ne vaut la vie !
tableau de Pouëdras
Quand s’installe l’hiver
Pour les mots c’est la galère
C’est un temps de disette
Les mots ont faim et froid
Les lettres n’ont plus de voix
Les rimes restent muettes.
L’hiver arrive sur mon cœur
L’encre se fige de terreur
Sur la feuille, soudain il neige
Le froid a engourdi les rimes
Les lettres frileuses dépriment
Les mots gelés sont pris au piège.
La morsure du temps est amère
Le vent creuse des congères
Sur le blanc manteau des mots
Qui soudainement se taisent
Pris par le froid de malaise
S’endort la chanson des mots
Je connais une Dame exceptionnelle
De toutes les femmes, c’est la plus belle
Ma grande Dame est très appréciée
Toujours on l’accueille avec gaité
Elle est universelle et polyglotte
Elle vit partout, elle a la bougeotte
Elle est intemporelle, pas d’espace temps
Elle existe depuis la nuit des temps
Ma grande Dame a une sœur jumelle
Avec qui elle est toujours en duel
Elle s’habille des rayons de soleil
Et se nourrit des bleus du ciel
Sa couleur préférée, le blanc
Son double aime la pénombre
La pluie et les jours sombres
Il cache son visage, agit dans l’ombre
Parfois sous le coup du désespoir
Quand on a mal et qu’on broie du noir
On la rejette, on l’accuse et on l’accable
De nos maux, on la rend seule coupable
Certains la torturent et attentent à ses jours
Mais comme elle est remplie d’amour
Elle s’accroche et ne nous lâche pas
Pour nous empêcher de faire le faux pas
Parfois elle nous envoie des épreuves
Car la vie n’est pas un roman fleuve
Elle nous rappelle que c’est un cadeau
Et de loin l’un des plus beaux
Après une vie passée à l’aimer
Quand on a été heureux à ses cotés
Quand on est prêt à accepter son départ
On la remercie dans un ultime regard
Pour les bonheurs qu’elle nous a donnés
Ma grande Dame est de toutes la plus belle
Tout simplement La Vie, elle s’appelle
pour un défi de la petite fabriue d'écriture
La clef magique
Une des clefs du bonheur
Avoir confiance en la vie
De soi-même ne pas avoir peur
C’est cela que tu m’as appris.
Sourire à la vie, sans être amère
Non, avec l’aplomb des ambitieux
Ni la fausseté de la poudre aux yeux
Mais briller de ton éclat vrai et sincère.
Chasser la méfiance pour la confiance
Une qualité qui tourne vite en un atout
Force le respect et te rend belle en tout
Car du bonheur, elle est la douce alliance.
Ne pas se laisser impressionner
Et au grand jamais, manipuler
Cultiver la belle perle de la vérité
Voilà le plus beau des secrets
Que toi, mon père tu m’as légué
Il te plaisait à dire :
« Semez un acte, vous récolterez une habitude »
« Semez une habitude, vous récolterez un caractère »
« Semez un caractère, vous récolterez une destinée »
Quand le cauchemar a 8
pattes
Mon grand frère avait une passion étrange, il aimait mettre les bébés serpents et les lézards dans des bouteilles plastiques, il les nourrissait avec sa chasse à la mouche mais des fois il les oubliait et on les retrouvait séchés dans leur pauvre bouteille !
Sa passion préférée allait vers les arachnides, je ne sais pas comment mais il faisait mais il leur parlait et les amadouait pour ne pas dire qu’il les apprivoisait !
Oui, il aimait les capturer et il les laissait courir dans sa main et sur son bras !
Nous habitions une maison où il y avait des arbres fruitiers et sur les poiriers on voyait des toiles avec ses locataires qui portaient une croix jaune sur le dos ! Moi juste de les voir je m’enfuyais mais lui, non !
Il n’avait pas une araignée au plafond mais il avait comment dire quelque chose en lui d’étrange et de pernicieux ! Il adorait faire peur alors quand ses pensionnaires étaient dociles, il s’amusait à prendre du fil à coudre et il attachait une de leur patte et il les promenait dans la maison comme de petits toutous en laisse ! Mais le pire était quand l’idée lui prenait d’arriver derrière nous en silence et il faisait descendre ses horribles créatures devant nos yeux alors que nous étions en train de dessiner ou d’écrire et nos hurlement le ravissaient !
Quand l’été venait, on aimait jouer au prisonnier. Dans le fond du jardin, il y avait une cabane qui servait de prison et il s’amusait quand j’étais prisonnière à balancer ses petites proies par-dessus la porte et il se régalait de mes cris et de mes pleurs !
Etrange grand frère !
Mais le pire est ce souvenir d’une nuit où je devais descendre aux toilettes et dormant au 2èm étage, je ne voulais pas réveiller toute la maisonnée alors, je suis descendue dans le noir en faisant bien attention de ne pas faire faire craquer les marches de l’escalier de bois !
Je me souviendrai toujours de cette nuit quand j’ai senti sous mon pied nu quelque chose qui a explosé sous la pression de mon pied et à toujours je garde en moi la sensation d’implosion de ce corps chaud et le liquide visqueux qui me collait à la plante des pieds !
Il y a peu il m’est arrivé une autre petite mésaventure avec cette drôle de bête. J’habite à la campagne et tout le monde sait qu’à l’automne, les araignées se réfugient dans les maisons. Un matin je prends mon blouson au porte-manteau, je le mets et je pars au boulot. A peine sortie de la maison, je sens quelque chose qui me chatouille dans le coup, instinctivement, j’ai eu un mouvement brusque de la main pour chasser cette sensation et quand j’ai vu la petite bête noire à courtes pattes, pas si petite que cela, tomber par terre, j’ai été prise de tremblements.
Autant vous dire que chaque matin depuis ce jour, je secoue mon blouson ou manteau et je retourne mes bottes avant de les enfiler !
J’adore aussi me promener dans les bois et quand c’est la saison des champignons quel dégoût quand une de ces toiles m’effleurent le visage, j’en ressens quelque chose d’indéfinissable mais une répulsion qui dépasse les mots. Et quand des fois le matin, je me réveille avec une rougeur sur le visage et un petit bouton bien dur,(on m’a toujours dit que c’était le résultat du piqûre d’araignée), rien que d’imaginer qu’une de ses bestioles ait pu se promener sur mon visage pendant que je dormais et bien j’en frisonne !
On dit que ce sont les seuls animaux terrestres qui n’ont pas évolué depuis la préhistoire ! Mais franchement leur vie n’a rien de ragoûtant, elles vivent dans le noir, dans des endroits aussi immondes que les fosses sceptiques, remontent par les éviers, les douches et rien que de les voir, mes poils se hérissent, et j’ai même de la répulsion à les tuer ! Quand je peux, je les aspire !
J’ai fait avec l’école la visite d’un insectarium et vu toutes sortes de mygales bien vivantes dans de petites cages qu’il ne fallait pas toucher et de voir leur mues et leur tête me faisait trembler. Les enfants se régalaient d’entendre les habitudes de ces araignées, comme la terrestre qui lorsqu’elle a repéré sa proie est capable de bondir sur elle à la vitesse de
120 km / H, celle des arbres qui est capable de sauter 100 fois sa hauteur et pour la souterraine, je me souviens plus les détails croustillants sauf il me semble qu’elle entend sa proie venir de très très loin !
J’ai voulu en prendre une en photo avec mon portable mais à l’ultime moment, elle s’est dressée sur ses pattes et j’en ai laissé tomber le téléphone. Bien sûr les enfants étaient morts de rire , par contre, j’ai accepté de caresser un serpent et de le prendre dans mes bras et là je les ai épatés (bon c’était Victor, le serpent fétiche de l’insectarium mais quand même) ! C’est difficilement imaginable mais je préfère 100 fois voir des serpents et des rats que cette ignoble créature.
Mon aversion pour cet animal me fait penser au livre de Georges Orwell « 1984 » écrit en
1950, il a très bien imaginé un monde totalitaire où sévissait la police de la pensée. Il disait que nous avions tous un animal pour lequel l’aversion était si forte qu’on pouvait nous rendre fou si on l’utilisait contre nous et ce n’est pas sa taille qui comptait car cela pouvait être une mouche, un vers, un insecte quelconque, un serpent…..mais que nous en avions tous un !
Il avait imaginé une société où des caméras supervisaient tout et quand les humains n’obéissaient plus on les emmenait pour les remettre sur les rails de la société et comme torture, on les affublait d’une cage grillagée qui épousait en partie la forme du visage avec à l’intérieur l’animal qu’ils haïssaient et on menaçait de les rendre fous s’ils ne voulaient pas rentrer dans le moule !
C’est clair, moi je connais mon animal-terreur !
Comment de ma peur des araignées, je suis arrivée à vous parler de la suppression de la liberté de pensée ? J’ai du remonter le fil d’Ariane de ma peur !
Voici pour terminer un petit dicton perso :
Araignée du matin : peau de chagrin,
Araignée du midi : voici les soucis
Araignée du soir : je broie du noir
Araignée à toute heure : pour moi,frayeur
Quand Eole irrité se prend d'une colère
Furieuse la mer roule sous les blizzards
Maltraite le vaisseau, le perd dans ses brouillards
Les esprits coléreux engloutissent Phalère
Sur les flots déchaînés vacille la galère
Le bateau craque sous les vents sibériens
Chacun croit voir sa mort hormis les anciens
Pour les pauvres marins, le danger s'accélère
Roulement de tambour, les éclairs dans le ciel
Soudain le calme plat, l'oeil du typhon oblique
La tourment s'enfuit, apparaît l'arc-en-ciel
Le calvaire prend fin, plus de sort maléfique
Dans le port sains et saufs, ils redoutent demain
Quand l'heure sonnera d'une belle aventure
Autre peine viendra pour chaque lendemain
De nouveaux doutes et pleurs pour une autre torture
Hommage à Françoise Sagan
(Elle était le totem d’une époque de liberté, on connaissait mieux ses scandales que ses livres)
Ecrire un roman du haut de ses dix-huit printemps
Comme on prend un amant, ce que c’est excitant
Une perle littéraire qui fleure le scandale universel
Un beau et foudroyant succès qui donne des ailes
Quand la nuit étend son jour, au temps des moissons
Une liaison qui amène les frissons de la désillusion
Une fuite éperdue dans les amours les plus saugrenus
Les chagrins s’installent et mettent une fragilité à nue
Une vie facile, l’ennui, les drogues contre l’amertume
Des crises existentielles et toi à carreau sur le bitume
Le besoin de tout perdre pour pouvoir recommencer
Et toujours ton chemin continuer telle une ressuscitée
Pour avoir dépassé les interdits, est venue la doléance
La souffrance, une fin lamentable dans la déchéance
Seule dans la nuit, avec tes peurs face à celle de mourir
Ta vie absurde ressemblait à celle d’un pauvre sbire
Pourtant ta plume avait l’élégance des plus grands
Ton insouciance s’est perdue dans des rayons trop blancs
Dans l’alcool tu as trempé ta plume, quelle tristesse
Même tes amis t’ont quittée devant tant de détresse
Avec la force de ton insolence, tu as même écrit ton oraison funèbre :
« Bonjour Tristesse fut un scandale universel
Mais sa vie bâclée, un scandale que pour elle-même »
Il fallait le faire
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