« Dieu a fait le chat
Pour donner à l’homme
Le
plaisir de caresser le tigre »
Joseph Mery
Sa majesté daigne-t-elle se lever ?
Monsieur le chat a-t-il fini de se prélasser ?
On dirait qu’il n’en finit pas de s’éveiller
Ni son long corps félin sans fin d’étirer.
Jadis mal-aimé et aujourd’hui prince des salons
Il est devenu de l’homme le plus fidèle compagnon
Les poètes n’en finissent pas de faire l’éloge de son nom
Quand pour lui on écrit des pièces et des tragédies de renom.
Il est loin le temps où on le faisait rôtir dans les flammes de l’enfer
Ou cuire dans le chaudron d’une vilaine et méchante sorcière
Celui où on disait qu’il lui servait de monture pour le sabbat
Ou de costume même à Satan connu pour se métamorphoser en chat.
Heureusement pour lui un autre siècle est venu
Quand il est entré dans les salons littéraires
Et qu’on s’est mis à lui dédier des vers
Alors un mauvais souvenir est devenu son calvaire.
Quoi de plus majestueux qu’un chat ?
Dont l’or des yeux brille de mille carats
Il est devenu de la féminité le plus bel apparat
Et a bien mérité aujourd’hui sa vie de pacha.
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