
A chaque jour un nouveau pas sur le chemin
Et le mien parfois seulement me semble sans fin
Mais il m'a emmenée dans ces montagnes enfin
Celles-là mêmes qui étaient toujours au loin.
Jour après jour en elles je me suis nourrie
De la magie de sa terre des couleurs de sa vie
Ici quand entre les rochers le printemps surgit
Il dépose sur les falaises cet air de fantaisie.
En elles, je crie, je vis et même le temps j'oublie
Sur une plage blanche dans une maison de bambous je vis
Et il n'existe pas ce néant, du moins je me le dis
Celui-là même d'où je croyais m'être enfuie.
Dans les nuits froides, je cherche un abri
Dans les grottes je me fabrique des nids
Des ruisseaux je partage le lit
Guïguï, c'est çà ton paradis.
(Guïguï)
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