Voyage
On ne va jamais aussi loin
Que lorsqu'on ne sait pas
Où l'on va.
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Voyage
On ne va jamais aussi loin
Que lorsqu'on ne sait pas
Où l'on va.
EL CEDRO
(3ème prix de la nature A.E.L.A)
Une odeur douce d’été
La saveur d’un bonbon miellé
Un parfum de souvenir salé
Une senteur fraîche et sucrée.
Une montagne de cèdres
Où jaillissent les rivières
Un volcan de naguère
Où les hommes restent fiers.
Ta terre est une merveille
Aucun de tes recoins n’est pareil
En toi les richesses sommeillent
Et les hommes sans cesse émerveillent.
Au creux de tes flancs escarpés
On entend les cascades couler
Partout résonne ta beauté
Les oiseaux ne cessent de la chanter.
On t’appelle la montagne ensorcelée
Que le soleil et les nuages doivent se partager
Ile par les Dieux tourmentée
La terre des Guanches on dit que tu es.
(El cedro
La Gomera)
LA BALLADE MARINE
La mer gronde dans le vent
Elle n’existe pas dans le temps
Ses vagues se dressent en
chantant
Pour venir mourir sur le sable brûlant.
Déjà une autre s’élevant
Toujours perpétuant le mouvement
Ronde éternelle de l’énergie naissant
Qui n’existe que dans le vent.
Ta chanson est un éternel présent
De la vie un cadeau vivant
Un embrun à l’enivrant parfum
Qui rappelle le goût d’un sein.
La nature est éternelle
Son énergie lui vient du ciel
En elle brille une étoile nouvelle
Qui de nouveau vers elle m’appelle.
(Guïguï,Gran Canaria)
PRINTEMPS
(4ème prix de la nature A.E.L.A)
Terre ancienne ressortie de
l’oubli
Enfin tu te déshabilles et
t’adoucis
Ici tu commences à refléter la vie
Quand dans tes vallons se cachent des nids.
Au milieu des couleurs de vie
A disparu le noir de la terre meurtrie
Sous les étoiles de la nuit
Eclate cette toile de vie.
A tes oreilles murmure le vent
Porté par une mer d’argent
Ses reflets sont si étincelants
Qu’en toi entre la vie en chantant.
Dans ses rayons d’or et d’argent
Se fond une mer de nuages blancs
Tu regardes, tu vois et tu entends
Le cœur de chaque être vivant.
Chaque jour est un nouvel amant
Que t’amène la musique du vent
Dans son silence comme dans ses cris
Il te dit que chaque instant se vit.
(El Pinar, Hierro)
La fuite
Etrangère en ton pays tu étais
Etrangère ici aussi tu es
Etrangère partout tu seras
Car il n'existe pas de terre d'asile
Pour celui qui se fuit.
(La Gomera)
OUBLI
Chaque paradis
N’a-t-il pas dans ses
attraits un piège caché ?
Même ici la souffrance
Ne vit-elle pas au cœur de ce paradis ?
Avais-tu oublié
Que la violence à chaque instant surgit ?
Avais-tu oublié
Sur quelle terre tu as posé les pieds ?
(La Jamaïque)
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